Ambre SAINT-PIERRE, auteur de L'ENGOULEVENT

" Pourquoi ai-je écrit " L'ENGOULEVENT " ? Par goût de l'écriture ? Pas seulement. Par unique souci d'apporter un produit de plus au marché déjà pléthorique de l'Edition ? Certainement pas. J'ai écrit ce livre parce que je ne vois plus que des visages sombres et tristes, des mines agacées, des expressions sans sourire. J'ai écrit ce livre parce que j'ai vu des gens accablés de douleur, à force d'abandon et de désespérance. J'ai écrit ce livre parce que le monde se meurt dans l'indifférence et la léthargie. A tous ceux qui ne font plus que " survivre ", " L'ENGOULEVENT ", dans un climat de mystère et de surnaturel, rappelle aux hommes que personne n'est à l'abri de l'irrationnel et que le Bonheur est parfois plus simple et plus accessible que nous l'imaginons. "  ( Propos recueillis par le journal LA PROVENCE le 20 Février 2008 )

 

Ambre SAINT-PIERRE se dit ravie que son livre soit né en Provence. " Je n'aurais pas pu l'écrire à Paris "confirme-t-elle. Dans son premier ouvrage, L'ENGOULEVENT, cette romancière n'a pas la prétention de changer le monde. Mais si elle y parvenait un tant soit peu, elle en serait très heureuse. ( Propos recueillis par le journal LA PROVENCE le 8 Mars 2008, suite à la dédicace du 23 Février 2008).

 

" Mes romans seront toujours imprégnés de mystère, car la vie fourmille de mille petits détails étranges, souvent heureux, et que l'on néglige constamment. Comme disait si bien Marcelle AUCLAIR, " nous vivons en aveugles au Pays des Merveilles ".  A.St-PIERRE

 

" L'ENGOULEVENT, malgré sa parution récente, a déjà d'excellentes retombées. On le dit différent de ce que l'on a l'habitude de lire, on se laisse emporter en le dévorant, mais surtout, on m'assure qu'il devient vite un livre de chevet vers lequel on aime revenir. " A.S.P.










L'ENGOULEVENT : (Roman)  (Editions AMALTHEE)

Comment un esprit profondément cartésien peut-il réagir face à l'irrationnel ? L'expérience que fera Marianne Vallongue de ce monde invisible, au sein de la Provence, terre de légendes et de mystères, la conduira-t-elle à une autre conception de la vie, prouvant peut-être que notre quotidien n'est pas si tangible qu'il y paraît ?

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EXTRAITS :

 

" Il est temps de TRANSMETTRE.

Transmettre ce que j'ai reçu. Je dirais même plus, ce que j'ai vécu. Près de dix années ont passé depuis cette étrange, cette merveilleuse et incomparable aventure. Et là même, ai-je le droit de parler d' " aventure " ? Je ne le crois pas. "

 

" Même si je m'interdisais de le reconnaître, le géant de CASTELAS était superbe. Ses contours bleu sombre lacéraient la pureté du ciel ; et là-bas, sur le versant ouest, un soleil brique offrait à ses parois un camaïeu d'ocre incandescent. Il y avait une sorte de perfection dans ce mariage de tons chauds et froids, mais je me refusais à croire que la montagne pût renfermer d'autres trésors que ceux que la nature m'octroyait à cet instant. "

 

" Mais je n'avais pas le choix et m'enfonçai dans la forêt. Une curieuse clarté venue d'on ne sait où, apportait une ambiance indicible à un lieu déjà envoûtant. De grosses pierres brunes jonchaient un sol humecté par une étroite rigole qui coupait le sentier en son milieu. Ce ruissellement aux notes cristallines et apaisantes ne parvenait pas à calmer l'inquiétude grandissante qui me talonnait. "

 

" Chacun de vous est unique. Chaque être humain est incomparable. Une mère croit donner le jour à un enfant de plus sur cette terre, et elle met au monde une merveille d'exception qu'on ne pourra jamais reproduire. Un homme ne ressemble à aucun autre. Tel un bien rare conçu en un seul exemplaire, il est précieux. "


" Le mas......était une vieille bâtisse en pierres du pays, aux volets bleus rongés par le temps. Le jardin était minuscule, à peine faisait-il cent mètres carrés ! Mais il était si charmant et si accueillant que j'eus immédiatement le coup de foudre pour un décor qui ne m'appartenait pas. Trois volumineux cyprès en gardaient l'entrée. Là-bas, au beau milieu, un gros olivier tordu se penchait, plein d'égards, sur un vénérable banc de pierre. Combien de secrets, combien de confidences avaient-ils dû entendre tous les deux ! Un laurier d'une rare blancheur s'épanouissait dans un coin de la courette, tandis qu'un fuchsia aux clochettes pourpres lui répondait à l'angle opposé. Des grappes de bougainvillées violettes enveloppaient la petite pergola orientée plein sud. Et surtout, isolée ou en touffes au pied du banc ou bordant l'allée centrale, le délicieux jardin croulait sous la lavande. "


"Elle enchaîna avec émotion et emphase :

- Je suis du pays où lorsque le soir, le ciel s'empourpre au-dessus du Rhône, chacun de nous sait que le vent du nord soufflera fort le lendemain...Je suis du pays de Frédéric Mistral, notre maître et notre ami. Connais-tu, petite, l'épitaphe de ce grand poète ?

Je fis signe que non.

- Elle est gravée dans mon coeur et je l'emporterai dans l'autre monde avec orgueil et amour : non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à Ton Nom et à notre Provence donne la gloire.

Une grosse larme nostalgique vint rouler sur la joue usée de Louise :

- Reviens demain, pitchoune, si tu le veux bien...Pour l'instant, je suis lasse..."



"Aveuglée par l'animal, je trébuchai et me sentis projetée dans un vide dont j'imaginais fort bien l'issue sans doute fatale. La forêt serait mon tombeau. La chute me semblait trop vertigineuse pour ne pas être mortelle. Bien que déjà emportée par un tourbillon que je pensais être le dernier, je fus pourtant brusquement saisie par une poigne aussi ferme qu'inespérée. Tout ce que je saurais dire, c'est que cette assistance providentielle m'avait rendue à la vie. En ouvrant les yeux, je constatai encore hébétée, que j'étais toujours de ce monde, apparemment stable et l'esprit parfaitement net. Quelqu'un tenait ma main. Sous ses sourcils broussailleux, un regard bon et chargé d'infini me chamboulait l'âme pour la troisième fois."



"Une légère houle provoquée par un vent du Sud grandissant dentelait l'onde çà et là, suscitant un mouvement de fond qui grondait sournoisement avant de laisser éclater sa colère sur le sable. Gagnée par l'euphorie, je m'offrais avec impudence à ce courroux qui m'éclaboussait effrontément de délicieux embruns parfumés...Je ne saurais exprimer quelle volupté m'enveloppa lorsque je me mis à fixer intensément l'agitation de la masse mouvante et sombre, le soulèvement des eaux répondait à l'humeur des cieux. Une nuée de mouettes effarouchées accourant de l'horizon se posèrent en trombe tout près de moi. Elles fuyaient la tourmente qui faisait rage en haute mer. (...) Je n'avais d'yeux que pour les ondoiements irisés de cette étendue qui n'en finissait pas de rejoindre le ciel. Je n'entendais que le murmure, puis le fracas brutal et puissant de ses rouleaux d'écume. La mousse blanche courait sur la grève, montant à l'assaut de la terre, et lentement, dans un bruit de sable et de galets, s'évanouissait dans la vigueur d'une autre vague."



"Bien que le bâtiment fût de construction récente, la pièce dans laquelle je me trouvais semblait avoir traversé les siècles. Tout respirait l'ordre et le zèle, une impressionnante bibliothèque recelait des "bibles" juridiques admirablement reliées; un peu plus loin, dans un angle oublié, une vieille armoire cirée montait la garde, sans doute chargée de lourds dossiers confidentiels. Et là, devant moi, présidait un bureau parfait, un de ceux sur lesquels l'agitation et le stress ne paraissent avoir aucune emprise. Plumiers, tampons, sous-main et stylos sagement placés réglaient leur vie sur celle de leur maître. Une Comtoise sonna onze heures, tandis qu'une fenêtre à demi ouverte laissait entrer le chant vibrant d'un cigalon. J'attendis encore quelques minutes dans cette pièce d'un autre âge qui fleurait bon la province et le temps de vivre. Puis, il entra."



"Et puis on attendait les beaux jours avec impatience; enfin pour être franche, on attendait le chant de la première cigale ! Alors là peuchère, la vie reprenait sur nos marchés ! Et ça criait bonne mère, l'été explosait dans les odeurs de la garrigue et les couleurs de nos étoffes ! Quelle vie, petite ! Et quand je pense que j'ai vécu toutes ces années sans savoir que c'était ça le bonheur...Le rose délicat de nos amandiers, les vieux mas de pierre aux volets bleu lavande, nos escapades dans les roches blanches des collines !"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Article ajouté le 2008-04-07 , consulté 1039 fois

Commentaires


Lawrence le 30/04/2008 à 09:41:51
Bonjour à toutes et à tous, la quête du bonheur, il nous mène sur le chemin…

Certains livres ne peuvent vous laissez insensible, lorsque l’auteur y mets tout son cœur, ce livre en est l’exemple. Un roman qui touche l’esprit par sa qualité littéraire, et par les sentiments qu’il fait jaillir en nous. Il nous promène dans cette jolie Provence, avec émoi, et un sentiment de bien être, et une narration qui vous laisse prendre par la main et avancer avec envie au rythme de ces pages.
Lecteur, vous serez bientôt acteur de votre vie, ce livre vous donne quelques réflexions sur la perception de la réalité, et sur une façon d’appréhender la vie, au travers d’une expérience vécue celle de Marianne. Une intrigue qui vous assoiffe et surtout un beau moment de partage, que fut la lecture de cette œuvre, rempli de purs joyaux…

L’auteur nous livre là un acte de générosité et d’amour, avec simplicité et passion, nous attendons désormais la suite de cette démarche enchanteresse…

Merci Ambre,

Au plaisir de vous lire,

Lawrence (lawrence.beau@la-c.fr)

Liza site : http://lizalobartolo.canalblog.com/ | le 25/08/2008 à 20:33:14
J'ai voulu rendre la politesse et visiter à mon tour votre blog. J'y découvre une auteure aux qualités artistiques et à la sensibilioté qui me réjouissent !
Ma devise est de garder toujours le vent dans les voiles, quoiqu'il advienne, car la vie, notre vie est unique et vaut la peine d'être vécue avec reconnaissance et joie.
Moi aussi, je sens que je reviendrai souvent vous lire et relire...
Merci pour être d'abord passée chez moi et d'y avoir laissé votre très sympathique empreinte.

Liza



otero pascale le 15/09/2008 à 23:10:29
Ma chère Ambre,
Je me suis régalée dans ton blog, ayant du mal à en ressortir!
La photo, n'est ce pas une inspiration de Pascale?
Si tel est le cas, j'en suis flattée!
Ou puis-je me procurer ton livre sur l'engoulevent?
J'ai une envie folle de le dévorer. Je t'adore Ambre,
ton blog est un délice! Pascale Otero.

SCOZZARO JOEL le 09/11/2008 à 12:06:33
si ton esprit est identique à ton blogue ,tu es exeptionnel,et on ne peut que t aimer . JOEL
XAVIER site : http://www.xaviersainty.net | le 12/11/2008 à 12:40:57
Ma Chère Ambre.
Merveilleux écrivain de bonheur de douceur a chaque fin de ligne vous faites battre mon coeur.
Le destin fait les choses d'un curieux naturel,
Comment aurais-je pensé vivre ainsi le virtuel.
Si vous saviez chère Ambre combien je vous admire!!!
Et je vis vos écrits qui sont beaux a ravir.
Même dans votre voix le timbre me fascine,
En même temps qu'en mes yeux vos lignes en défilent.
Je ne pouvais transmettre qu'en un gentil poême,
Que je voudrais qu'en vous reste a jamais gravé.
Même si nous ne devons jamais nous rencontrer,
vous resterez en moi ma plus douce pensée.
XAVIER


Anis le 03/12/2008 à 21:11:06
Bonsoir Ambre,
Je n'ai lu de "lengoulevent que les extraits qui figurent dans votre blog .
Il y a le regard du spécialiste que je ne suis pas et celui certes du lecteur ordinaire que je suis et qui pose un regard plus subjectif, plus sentimental sur votre roman.
je suis pourtant certain qu'il me plairait de lire "l'engoulevent" car ce lecteur ordinaire que je suis un peu cinéphile, pourra mettre des visages sur le/les personnages de votre roman que tous ceux qui ont eu le plaisir de le lire disent qu'il est sublime !
Oui c'est surement ça"la vraie vie"
Anis le 12/12/2008 à 14:09:55
Bonjour Ambre,
Oui beaucoup de mystère et de plaisir à lire les extraits de l"engoulevent".
Anis

Liza site : lizalobartolo.canalblog.com/ | le 07/01/2009 à 18:07:05
Bonsoir Chère Ambre !

Surprise pour vous sur ce lien : une nomination pour le prix des blogs !
theatremavie.canalblog.com/archives/2009/01/07/12003196.html

Je vous embrasse !

Liza
Maryline site : www.graphologue.populus.ch | le 03/04/2009 à 20:32:06
Chère Ambre,

Quelle merveille ce blog,
Je vais commander votre livre pour mes prochaines vacances. Les extraits me donnent vraiment envie de découvrir cette merveille.

Merci pour tout

Amitiés

Maryline
annie site : http://verannie1.over-blog.fr | le 14/07/2009 à 20:48:57
Je suis très flattée par votre si gentil commentaire sur mon poème de débutante " Poème pour pataud".
Très attirée par la littérature, je compte bien vous lire ...Merci de tout coeur!
laurent le 20/09/2009 à 14:51:13
gros bisous à tous

laurent le couvreur
xavierchanteur site : http://www.myspace.com/fanclubdexaviersainty | le 22/09/2009 à 19:41:08
Ma Chère Ambre
Ce roman de la vie est une vraie merveille!
Comment ne pas aimer ces écrits qui imprègnent.
Vous avez fait renître la vraie scène de la vie, qui restera en moi, je sais à l'infini
Cet émouvant ouvrage dans mon âme conquise, est reflet de vos yeux Ô Ambre si jolie !
Xavier

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